06.07.2009

Passage dans le Ceara

Du 15 au 25 juin

Après 13 heures de bus depuis Sao Luis, nous débarquons à Acaraú. Ici vit Raquel, contactée sur Couchsurfing, mais les problèmes d'accès à internet font qu'elle n'est pas au courant de notre arrivée ce jour. Elle nous accueille néanmoins les bras ouverts, et un sourire éclatant. Faut dire qu'elle est dentiste. Dentiste ? Ca tombe plutôt bien parce que Cédric s'est pété une chico deux semaines avant, à Macapa, en s'agaçant sur une trousse à ouverture ultra-résistante dans laquelle se trouvait le billet sensé payer le taxi qui nous avait laissé à l'hôtel... Enfin bref, à peine posé les sacs chez elle, qu'elle repart travailler en nous laissant les clés. Vous avez peut-être parfois l'impression de vous retrouver dans le monde de Bambi en lisant nos récits, mais les expériences vécues jusqu'à présent sont souvent celles-là : un accueil et une générosité incroyables. Nous resterons jusqu'au vendredi chez Raquel. On ne s'est pas trop éloigné de la maison, d'autant qu'Acaraú n'a pas spécialement de charme... Mais on a pu recharger les batteries, ratrapper un peu du retard sur le blog, guérir nos ptits bobos (la dent de Cédric et ma réaction allergique au traitement antipalu), cuisiner pour mademoiselle, papoter des heures avec elle, faire quelques sorties et balades... paisiblement...1869436699.jpg

Raquel nous a conseillé quelques sites à voir au Brésil, et notamment Jericoacoara, pas très loin de là, qu'il faut ABSOLUMENT voir pour ses plages ! Ok Raquel, let's go ! D'après la carte, on n'est pas très loin, entre 50 et 100 km. Il nous aura fallu 6 heures pour nous y rendre !

Dans le bus, un concentré de gringos. Australiens, Américains, Européens, Brésiliens du sud ?... Il y en a peut-être autant qu'on en a croisé depuis le début de notre voyage... On fini par arriver dans un village. Jericoacoara ? Tout le monde descend du bus pour monter dans un autre, une sorte de caisse en bois sans fenêtres, sans confort, montée sur un chassis tout terrain. On suit la vague, pas très sûrs de nous... Rapidement, la route se transforme en piste cabossée et inondée par les pluies qui ont touché la région quelques semaines plus tôt. Le soleil se coouche alors que l'on traverse des hameaux et des vergers. Les gens qui nous regardent passer nous font des signes de bienvenue. Puis on arrive sur l'Atlantique, seul élement qui nous sépare de l'Europe ! Le bus s'engage sur la plage, un vrai tape-cul pendant une heure, mais le paysage est magnifique. Le sable blanc, désertique, la mer qui s'étale, des vaches et des chevaux en liberté, des petites cabanes de bois parsemées, et le soleil qui a disparu derrière l'horizon, mais qui donne encore des couleurs chaudes au ciel. On ne comprend pas trop ce que c'est que cette excursion, on pense être tombé dans une visite touristique du coin avant de retourner au village de départ. Après une heure de route, bien accrochés, on arrive dans un village qu'on aurait difficilement imaginé. Jericoacoara. Pas de bitume, pas de pavés, mais du sable. 161805543.jpgDes petites lumières douces tout le long de du peu de rues du village. Des bars, des restaurants, des pousadas (sortes d'hôtels) et des boutiques d'artisanat partout. Les façades sont colorées, et bien entretenues. Ca change radicalement de ce qu'on a vu jusqu'à présent. Les têtes qu'on croise : celles de hippies, de rastas et de touristes... On est accueillis chez Larissa (contact Couchsurfing...), une routarde auxtralienne foldingue et survoltée qui a posé ses bagages ici depuis un an. Elle vit de cours d'anglais qu'elle créé, et d'un petit magazine qu'elle a montée sur la vie de Jericoacoara. Elle connaît tout le monde ici, des personnages tous différents et atypiques : Lemon, un percussionniste rasta de 55 ans, ici depuis 25 ans (de doyen sans doute), Wagner, un brésilien de Sao Paulo anciennement psychologue en comportement addictif, aujourd'hui alcoolique, un disquaire-photographe travesti, et d'autres voyageurs qui se sont arrêtés là pour plus ou moins longtemps, histoire de prendre du bon temps... C'est clairement le tourisme qui fait vivre la ville. On passera finalement peu de temps avec Larissa, mise à part cette première soirée privée avec ses amis au son du reggae.

Jericoacoara, ça a été surtout des balades sur la cote. On comprend pourquoi les hippies se sont installés là il y a 40 ans... Des mélanges improbables de dunes semées au milieu de marais, où vivent tranquillement chevaux et vaches, plus loin des falaises, qui rappellent un peu l'Irlande, où poussent des cactus qui leur donnent un petit accent mexicain, au dessus des patûres surplombant l'arrière pays et la partie ouest, des kilomètres de plages désertes. Des heures à marcher au soleil, à le regarder se coucher chaque soir sur les dunes dans un ciel rouge-orange, et se lever aussi, un matin, alors que Jeri s'endormait à peine.498467240.jpg

Jeri, deux heures avant notre départ, c'est aussi la rencontre d'Ana, un coeur énorme, un sourire plein de vie, la joie qui rayonne, une osmose incroyable, et peut-être des retrouvailles en Argentine.

Après un nuit de route, nous débarquons lundi matin (22 juin) à Fortaleza, chez la soeur de Raquel (d'Acaraú). Val est dentiste elle aussi, mais mène un train de vie différent... On est accueilli comme des princes, c'est le grand luxe chez elle et son mari, un appartement qui a rien à envier aux notres... Premier lavage en machine de notre linge ! C'est la femme de ménage qui s'en occupe... Fortaleza, des immeubles dans tous les sens jusque sur les bords bétonnés de la plage... On repart le jeudi, 3 heures de bus direction Canoa Quebrada.

Commentaires

la suite, la suite !!! ;-)

Ecrit par : Faust | 07.07.2009

Une tite pensée pour toi... Je n'ai pas le temps de lire toutes tes aventures mais je suis sure que tu en profites à donf!!
biz

Ecrit par : élo | 08.07.2009

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